YOUNG BOYS WITH BIG BULLS | OMARAMA RODEO

C’est l’histoire d’un jeune mec qui voulait se faire plus gros que le bœuf. Vous le devinez: à la fin, le jeune mec éclate, ou plutôt se fait éclater ! on a découvert comment le 28 décembre, au Rodéo d’Omarama, en Otago ! On vous raconte ?

Omarama est une ville minuscule de 271 habitants, au milieu d’une plaine désertique entre Wanaka et le lac Tekapo.

Omarama, c'est là!
Omarama, c’est là!

Ses vastes étendues arides en font la capitale mondiale du planeur, mais aussi…du rodéo !

Voilà, le décor est planté, passons à l’action ! Alors aujourd’hui, on va parler de bœufs, de très gros bœufs, de cuir et de hot-dogs. Donc, amis vegan, il est encore temps de cliquer sur la petite croix en haut à droite.

Il est 11h quand on arrive à la barrière. Un cow boy nous demande $20 pour entrer. Au coin de la route, on découvre l’endroit : dans un grand terrain prêté par le paysan du coin, une grande arène a été montée. On suit le troupeau de kiwi qui montent leur barnum à flanc de collines, déplient leurs chaises, gonflent leurs poufs gonflables, sortent la glacière, la crème solaire, et surtout les santiags (et pas mal de frites pour certains). On se trouve une petite place en plein soleil.

Et déjà, ça commence. La journée sera rythmée par plusieurs compétitions qui s’alterneront, commentées non-stop par un animateur tout maigrichon, stetson et santiag, tout droit sorti d’un épisode de Lucky-Luke.

ACTE 1 : LE CALF ROPPING

Au top départ, un veau est lâché. À ses trousses, un cow-boy à cheval qui doit l’attraper au lasso, l’immobiliser à terre et lui attacher les pattes. Le record du jour : 12 secondes. Mais si le veau arrive au bout du terrain avant le cow-boy, il gagne la course et on le cow-boy repart tout péteux.

ACTE 2 : LE BARREL RACING

Une course contre la montre à cheval autour de trois barrils. Le record : 15,8 secondes. Les cow-girls sont impressionnantes !

ACTE 3 : LE TEAM ROPPING

On retrouve les cow-boys et leurs lassos par équipe de deux. Le premier doit attraper le veau au niveau des cornes, et le second doit ensuite lui attraper les pattes arrières. Peu y parviendront.

ACTE 4 : LE BULL RIDING

Comme dit le commentateur : It’s just a young guy on a big bull. Et quand il dit « Big », c’est vraiment…big.

Au début de la journée, c’était de jeunes taureaux sur lesquels les cow-boys arrivaient à tenir 15 secondes.

Et la fin de journée finira en apothéose, avec des taureaux d’une tonne, énormes, sur lesquels les champions de rodéo se feront éjecter en moins de 6 secondes.

acte 5 : le horse riding

L’épreuve la plus impressionnante. Des chevaux magnifiques éjecte les cow-boys qui tiennent rarement plus de 8 secondes. Ils sont comme fous mais dès que les gauchos leur retire leur ceinture, ils redeviennent de gentils canassons. Pas mal de bras en vrac et de bonnes gamelles !

ACTE 6 : L’EMPIFRAGE DE FRITES ET HOT-DOG

Bon, comme c’est du sport, il faut bien faire le plein de protéines. Et là, c’est dans le public que ça se passe. Pour casser la graine, deux gros stands : frites, hot-dogs, et glace. On ne compte pas la buvette, car à ce stade, ça devient une installation de santé publique. En effet, si l’événement n’est pas sponsorisé par SPEIGHT, la bière de l’île du sud, c’est tout comme : les canettes poussent comme des pâquerettes dans l’herbe, et le logo est sur tous les t-shirt de ceux qui ne portent pas la chemise à carreau de rigueur. Frites, frites, qui veut des bonnes frites ?

ACTE 7 : LA COURSE DE NAIN

Ce qui a motivé notre venue à la base : on nous avait dit qu’il y avait un rodéo d’enfant sur le dos de moutons. Mais Brigitte a du mettre son grain de sel car cette année, les gosses ont juste eu le droit de courir avec un cheval en bois entre les jambes. Cela dit, certains ont quand même mangé deux kilos de poussière.

Et pour ceux qui n’ont pas eu le droit de chevaucher le manche à balai, ils jouent à s’attraper au lasso dans les « gradins ».

LE RODEO : PRATIQUE CRUELLE ?

À vrai dire, on appréhendait un peu avant d’arriver, mais on a vraiment apprécié notre journée. Les épreuves étaient spectaculaires, et l’ambiance vraiment décalée et bon-enfant. Marie, qui a travaillé avec les veaux, n’a pas apprécié les épreuves au lasso, qui restent quand même violentes pour eux, même si ils sont détachés immédiatement et rassurés par le staff.

On pensait aussi avant de venir, que les taureaux et les chevaux utilisés pour le rodéo étaient maltraités avant l’épreuve pour être bien énervés. En fait, ça fonctionne autrement.

Pour les chevaux : les poulains naissent tous extrêmement chatouilleux. Quand ils sont destinés à être montés, ils sont désensibilisés par des caresses et des massages, pour qu’ils supportent les selles et les sangles. Les chevaux de rodéo n’ont pas reçu ce traitement, et vivent la plupart du temps en plein champ, loin de l’homme. Si on leur met une sangle autour du ventre, il rue automatiquement. C’est ce qui se passe quelques secondes avant le rodéo : le staff enfile au cheval une ceinture recouverte de mouton pour ne pas le blesser, et ouvre la porte. Le cheval essaye de se débarrasser de la ceinture et par la même occasion du gars qui lui monte dessus. Une fois que le cow-boy a chuté, le staff retire immédiatement la sangle. Car si le cheval s’habitue, il ne ruera plus jamais.

Pour les bull, c’est exactement la même chose. Sauf qu’on ne fait jamais d’équitation sur un taureau d’une tonne (y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes !)

Au final, le rodéo est bien moins cruel que la course équestre, où les chevaux n’ont pas d’autre choix que de prendre de la cravache et de s’entraîner plusieurs heures par jours, pour dormir parqués dans des écuries. Ici, les bêtes vivent en liberté, sont superbes et ne sont embêtés que quelques jours dans l’année, pas plus d’une minute par jour.

Dans les box à l’arrière, on voit les propriétaires les caresser et les rassurer.

Pour conclure, c’est plus souvent les cow-boys qui boitent que les animaux J

BONUS : Le contrôle biniou au bout de la route par des policiers rigolos

Le lendemain, on recroise dans Omarama les cow-boys. Ils ont du trouver une nouvel source de SPEIGHT, et sont encore en train de siffler leurs dernières bières. La nuit a été rude, mais ils repartent déjà en quête de gros bulls. Et nous, on reprend la route vers le sud car bientôt, c’est la Routeburn et le nouvel an!

 

 

 

 

 

 

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