We love Windy Welli’

En Nouvelle-Zélande, il vaut mieux être fan de tramping plutôt qu’être un mordu d’histoire architecturale. En bref, les villes sont clairement fades et moches (subjectif bien sûr). Mais au bout de six mois, il semblerait, il semblerait même bien, que j’ai eu un coup de coeur pour l’une d’entre elle: Wellington.

Tous les kiwis qu’on a croisé s’accordent à dire que Wellington, c’est super. On nous a vendu la capitale comme une ville « très européenne », avec une scène gastronomique fournie.

De notre point de vue, voici ce que ça a donné:

Wellington n’est pas, comme Auckland, très étendue. Elle compte environ 200 000 habitants, environ autant que Brest (notre référence^^). Niveau trafic, on est plutôt tranquille. Et à part quelques ralentissements au niveau des feux, on a été agréablement surpris de rester aussi zen dans une capitale.

J’ai beaucoup aimé la fraîcheur de cette ville, en pleine semaine, hors saison. La scène artistique semble être particulièrement active et à chaque coin de rue, on trouve du street art, ou de l’art contemporain, ou une initiative sympa de tel ou tel restaurateur.

Le port de Wellington

Complètement enclavée entre de hautes collines encore couvertes de forêt, Wellington est toute l’année bien remuée par des vents (assez) violents, d’où son surnom Windy Welli’. Donc pour une petite balade décoiffante, un petit tour sur le port s’impose. De Oriental Bay aux embarcadères des ferries pour l’Île du Sud, cafés, petits restos et hangars laissent cartes blanches aux artistes locaux, se suivent mais ne se ressemblent pas.

Te Papa

Qui dit vent, dit temps changeant, alors en cas de grosse pluie (ou de beau temps), faites un tour au Musée Te Papa. Vous ne pouvez pas louper le bâtiment, sur le port.

Nous n’avons pas de photo de l’intérieur, mais croyez-nous: cet endroit est extraordinaire (comme disent les jeunes). Voici pourquoi:

  • Il y en a pour absolument tout le monde.
    Il semblerait que la conception même des collections a été pensée pour satisfaire le plus grand nombre. Les enfants étaient complètement dingues de la partie du rez-de-chaussée sur les animaux endémiques (dont un calamar monstrueux dans une piscine de formol), la géologie, les volcans (et le simulateur de tremblement de terre). Les plus vieux (on en faisait partis), étaient scotché par l’exposition sur la bataille de Gallipoli.
  • La variété des thèmes
    Tout y passe: la transformation de la Nouvelle-Zélande depuis les premières vagues migratoires, la culture maori, l’histoire contemporaine de la Nouvelle-Zélande, le rugby, les animaux, la culture polynésienne, les tremblements de terre et les irruptions, la guerre. Si vous vous en fichez de savoir comment on collecte le sperme des kākāpōs avec un casque en silicone, vous pouvez bifurquez et découvrir les concours de coupe de bûche en vidéo 🙂
  • La scénographie
    À chaque fois, la scénographie est particulièrement soignée. Les univers sont totalement différents suivant les thématiques. Tout est basé sur l’interactif: on touche, on soulève, on sent, on scroll, on écoute, on peut même tirer au fusil.
  • L’expo temporaire « Gallipoli, The scale of our war » est superbe. Elle a été réalisée en partenariat avec Weka Cave, les ateliers de cinémas de Wellington qui ont réalisé les costumes et décors d’entre autre le Seigneur des Anneaux et Avatar. On a aucune photo, mais dans les grandes lignes, l’exposition raconte cette bataille de la première guerre mondiale en Égypte qui opposa les turcs et les troupes françaises, kiwis et aussie, à travers les regards de 8 kiwis ordinaires, liés par un destin extraordinaire. Ces derniers sont représentés en XXL hyper réaliste (un peu à la manière de Ron Mueck). Damien s’accorde avec moi pour dire que si le sujet nous paraissait bien lointain (la première guerre mondiale dans le désert égyptien entre les australiens et les turcs: j’aurais été bien incapable de gagner le point au trivial poursuite), l’exposition réussit à nous mettre une grande claque et nous plonge on ne peut mieux dans le sujet.

capture-decran-2016-10-28-a-22-09-23

  • C’est gratuit!
    Quel bonheur de rentrer dans un musée de cette qualité gratuitement! Du coup, on a moins de scrupules à manger à la cafétéria, qui n’est d’ailleurs, pas chère non plus.

wellington_2016-1076

Le jardin botanique

Sur tous les guides de Nouvelle-Zélande, vous verrez la jolie photo du tramway devant la baie de Wellington. Il paraît qu’on ne peut pas passer à Welli sans prendre le fameux Cable-car, une reconstitution moderne le la ligne de tramway qui reliait le centre ville au jardin botanique.

wellington_2016-1129

LE quartier de te aro

Et l’estomac dans tout ça ?

En tout et pour tout, on a testé trois adresses, et on peut dire que ça a été un franc succès:

Le Crab Shack

On en avait déjà croisé un peu partout, des Crab Sheck. Mais on était jamais entrés dedans. Un peu par dépit, on a décidé de déjeuner là pour être direct sur le port. Et bien c’est pas mal du tout! La déco est vraiment cool, le cidre est bien frais et leur crabe est très bon.

Le Crab Shak, Shed 5, Queens Wharf

The Laundry

Cuba Street est LA rue pour sortir. Une enfilade de restau, des bars, des petits food courts, des animations de rues… On s’est dit qu’on allait pas mourir idiot et aller dîner « en ville ».

The Laundry est un bar restau qui propose comme spécialité…la cuisine cajun et le bloody mary! Il en a pas fallu beaucoup plus pour pousser la porte. Et quelle dinguerie! Le Bloody Mary surpasse à des kilomètres ceux qui ont ponctué ma vie étudiante à Rennes (c’était pas dur en même temps): rien que le verre, et vous n’avez plus faim. Lard, concombre, piments, olives… on est désolé, on avait des super photos sur le portable, mais il est re-mort…

Pour la suite, du gombo et du poisson sauce cajun. En bref, c’est le meilleur restau qu’on a fait en Nouvelle-Zélande (pour le moment bien sûr).

Laundry, 242 Cuba St, Te Aro, Wellington

Le Capital Market

Pour les gros indécis comme nous, filez direct au Capital Market. Bon, c’est pas du grand standing, mais on peut manger de tout, pour pas cher. De notre côté, c’était des Summer Rolls au Viet. Mais vous pouvez aussi manger de la chèvre chez l’indien, des soupes Phô, des sandwiches, des crêpes, du mexicain….

img_2210

Capital Market, 151 Willis St, Te Aro, Wellington

On a fait tout un tas d’autres choses, mais on vous le racontera de vive voix. On a adoré Wellington, qui nous a beaucoup rappelé Londres dans son atmosphère. Le tout à petite échelle, dans un cadre naturel magnifique. On espère y revenir 🙂

marie-dam

Submit a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *