Vendre sa voiture au marché | Ellerslie Car Market

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Ça y est, après 15 000 kilomètres, 111 nuits de camping, des centaines de pleins, 4 pneus usés jusqu’à la corde, il est temps de dire au revoir à la Subaru. Mais à croire qu’elle ne voulait pas nous lâcher, la vente a été un peu plus longue que prévue (on vous épargne deux semaines d’offres foireuses, de chinois pas honnêtes et de check mécaniques plus qu’hasardeux). Mais c’est finalement au Car Market d’Ellerslie qu’elle a accepté les adieux.

19 mars 2017

Voilà un concept qui en intéresserait plus d’un chez nous en France. Chaque dimanche, sur le parking du champ de course d’Ellerslie, au sud d’Auckland, les particuliers amènent leur voiture à vendre pour un grand remake du Bon Coin, en chair et en os. Simple, mais brillant.

En ce moment, nous sommes à Stillwater, une petite commune à 25 kilomètres au nord d’Auckland. On a donc mis le réveil à 5h pour arriver dans les premiers et « avoir une bonne place ». Petit tour au Car Wash à 6h, dans le noir.

On passe prendre du cash pour payer le droit de « vente », et on file au Racecourse d’Ellerslie.

7h, dans les starting-blocs

On prend l’entrée des sellers, on découvre l’endroit. La zone est divisée en plusieurs lots : les véhicules à moins de $5000, ceux entre $5000 et $10000 (comme notre voiture), ceux à plus de $10 000, les vans-4×4-trucks et les véhicules de courses, ou de collections.

Bon. On est les premiers, donc on peut avoir une bonne place. Mais…on a aucune idée de ce que signifie « avoir une bonne place »… On se gare alors un peu au pif, près d’une allée, et un membre du staff approuve le placement.
Sur la rangée d’à côté, un serial-sellers. 10 voitures à vendre. Rien que ça.
La caravane qui propose des check auto se met en place, et le gars qui propose des formulaires de changement de propriétaires à $20 se prépare.

7h30, une voiture lavée avec une tranche de jambon

Il est 7h30, le marché ouvre aux visiteurs à 9h. Le soleil se lève, et on réalise…. Que ce n’était vraiment pas une bonne idée de laver la voiture de nuit. On dirait qu’on l’a lavée avec une tranche de jambon (free range) !

Elle était limite plus propre après 25 km dans le désert..

Les manches de ma polaire n’y change rien, donc on croise les doigts pour qu’un gros 4×4 vienne se garer à côté pour nous faire un peu d’ombre. Ça sera finalement une 207 cabriolet, puis une smart. Bon bah on va compter sur le bagou de Damien. Le parking se remplit petit à petit, et est réellement plein vers 10h.

Une jeune femme avec un gilet jaune passe encaisser les $35 demandés pour vendre la voiture ici, et nous donne en échange un beaaaau panneau et une fiche renseignements à remplir. On s’est dit qu’on a bien fait d’en faire nous même la veille !

Un gars arrive, premier client ? Non, en fait, il vient juste nous dire qu’il a acheté la même il y a 2 mois, mais que la sienne est en plus mauvais état et qu’il l’a payé beaucoup plus cher ! Bon, ben c’est pas trop mal barré pour nous, non ?

9h – On lâche les chevaux

Les premiers clients arrivent, sous un soleil de plomb. De plomb en fusion. Il fait une chaleur à crever. Pour passer le temps, on papote avec notre voisin qui vend le cabriolet de sa femme (ou alors le sien qu’il assume pas).

On passe le temps en se relayant pour aller voir si quelqu’un d’autre vend des Subaru Outback sur le marché, et surtout à combien. Ça nous rassure, toutes les Subaru sont plus chères, et même pas 4WD.

10h – Quand la vente devient un mirage

À vrai dire, peu de gens qui regarde notre voiture. Tout le monde a l’air de chercher des vans, ou des voitures bon marché à moins de $5000. On commence un peu à désespérer, au même rythme qu’on se dessèche. On finit assis dans le coffre pour avoir un mètre carré d’ombre.

11h – Le vendeur en tongs

À 11h, alors qu’on vient juste de se dire que c’est foutu, un jeune couple arrive. Ils font un tour rapide, et nous demande de l’essayer ! On fait le tour du paté de maison : le gars enchaîne les « nice car hey ! ». Clin d’œil, on croise les doigts !

Damien passager pour une fois

On revient au parking en montrant notre fiche vendeur, le couple nous dit qu’ils font un dernier tour de marché avant de se décider. Mais vraiment un petit, parce que 10 minutes après, c’est fait. Ils la prennent ! Ils filent donc chercher du cash, et à partir de la, c’est le rush : trois propositions d’achat en moins de 30 minutes !
C’est bon, Damien peut se reconvertir. Même en tongs.

12h30 – Épilogue

Le couple est revenu avec $5 500 en cash. Pour encaisser la liasse, rien de plus facile en Nouvelle-Zélande : au distributeur de votre banque, vous n’avez qu’à demander un « smart deposit », limité à 50 billets. Vous mettez votre carte, vous insérez les billets, la machine les comptes, et deux secondes après, c’est sur votre compte. Même un dimanche. C’est pas beau ça ? Un sacré soulagement, à 11 jours de notre départ.

Donc voilà, après nous être fait largué à Auckland City Centre, avoir mangé un ptit bout au BCC (bon bistrot près de Britomart, on vous le conseille) et repris le bus, on a loué une voiture chez Lucky Rental. Le soir on a fêté ça avec une bonne glace sur le port, puis à Ponsonby avec Julien et Baptiste, deux compatriotes rencontrés en AirBnb une semaine plus tôt. Qu’est ce qu’on est bien !

On a surtout un sacré poids en moins, à seulement 11 jours de notre départ.

Le marché d’Ellerslie en pratique :

Le marché à lieu tous les dimanches matin de 9h à 12h. Les vendeurs sont invités à arriver le plus tôt possible pour choisir sa place. Pensez à prendre du cash pour payer les $35 de droit d’entrée pour les vendeurs. En contrepartie, vous recevrez une pancarte pour afficher le prix et une fiche à remplir avec les caractéristiques de la voiture. Prenez bien votre RIB si vous souhaitez être payé par virement. Sur place, un stand propose des checks mécaniques et les formulaires necessaires pour changer le nom du propriétaires (service payant bien sûr, allez plutôt à la poste le lendemain, c’est gratuit !)

English version!

Here we are! after 15 000 km, 111 nights in a tent, hundreds of fuel fills, 4 extra-used tyres, it’s time to say goody-bye to the subaru. but she probably didn’t want to let us go, the sell had been longer than expected (we’ll avoid to tell you the story of two weeks of stupid offers, of dishonest chinese guys and of hazardous ..). But finally, it’s on the ellerslie car market in Auckland that the car accepted to let us go.

19th of March

The car market is a pretty good idea, and we should do it in France. Cause if you want to sell your car, you don’t have too much choices: you park it in front of your home, put it on « leboncoin.com », the french Tradme, or sell it to a professionnal. And if you want to meet your trader, you must be prepare to book all your weekends in the next month. Vive le CarMarket!

We are currently in Stillwater, up north to Auckland. Waking up at 5.00, to be early to the carmarket. And between 5am and 7am, a little passage to the car wash, in the dark.

But the sunrise reveals us our big mistake: the car seems to have been rubbed with a slice of bacon! s****… Anyway, it’s too late to go back, we’ll see.

10pm. Nobody seems to be interested by the car. They pass, pass again, but nobody stop. We are sitting on the back of our fatty car, the day will be long.

But exactly when we start to despear, a young couple ask us to try the car! Obviously, you can! The man is visibly fallen in love with the car. They propose us to pay cash, without discuss. Just perfect. They let us to go the the bank, and during the 30 minutes they go away, we have three new offers. If one day Damien want to forgive siteworks, we can start a car-seller career, in flip-flop.

So here we are, the car is gone. We are sad, but relieved. It was our last worry, just 11 days before leaving our loving New Zealand.

 

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