Rapehu song | 2 797 m

Tongariro, Tongariro, tout le monde n’a que ce mot à la bouche. Mais juste à côté, le géant Rapehu sommeille tranquillement, avec ses 2 797 mètres. Alors pour ne pas faire de jaloux entre les volcans (surtout un 14 février), on a décidé modestement d’aller jeter un coup d’oeil dans son cratère, en amoureux.

Le Rapehu vu du Taranaki

Le Rapehu est le plus haut des volcans de Nouvelle-Zélande, qui a causé sa dernière petite frayeur aux kiwis en 1996, date de sa dernière explosion. Depuis, il est suivi de très très près, et tout le monde est prévenu! Ça n’empêche pas le Rapehu d’abriter les seules stations de ski de l’Île du Nord.

Le Rapehu quand il est pas content…

En ce moment, c’est encore l’été. Mais les télésièges fonctionnent encore. Comme on devient vieux, on prend donc des tickets à la station pour gagner deux ou trois heures de marche en montant directement à 2 200 mètres.

Comme il n’y a aucun chemin de marqué, la dame du bureau nous conseille de suivre la fille de devant, qui visiblement a prévu le coup et a acheté une carte pour l’occasion.

On fait le plein d’eau et on embarque sur le télésiège.

Le télésiège nous dépose juste au Mt Rapehu Café, le café le plus haut de Nouvelle-Zélande avec 2 200m. On est jamais monté aussi haut aussi facilement. Mais c’est là que ça se complique.

Le gars du télésiège nous explique rapidement avec un accent atroce qu’il faut grimper jusqu’au 5ème pylône du télésiège, puis monter jusqu’au sommet, et que ça prendra…3 heures aller, 3 heures retour, et pas juste 2 comme on avait prévu. S***t. Et si on loupe le dernier télésiège de 16h, on est bon pour redescendre…à pied. On se tâte un instant…mais quitte à être là on y va. En plus, on aperçoit la fille à la carte, qui a déjà bien commencé! (cliquez pour agrandir les photos)

Sur les flancs du Rapehu, c’est larguage sur Mars: pas une touche d’herbe, pas un petit lichen, juste des coulées de laves rouges sang zébrées par des nevés bien gelées. Impossible de se repérer autrement que par les falaises et les ruisseaux qui ronge la roche.

Tant bien que mal, on continue de monter, en espérant voir le bout un jour. Quand soudain, au bout d’un peu plus d’une heure et demie:

le plateau et ses glaciers

LE CRATÈRE

Plus que quelques centaines de mètres à flanc de crêtes et… c’est le cratère et son lac acide. Magique.

En bref

Cette rando est superbe. Finalement, on aura réussi à faire l’aller-retour en environ 2h30 aller-retour + télésiège. Elle reste quand même un peu déstabilisante car on se sent très très vite perdu. Par mauvais temps, je pense qu’il vaut mieux s’abstenir . Le chemin est parfois un peu raide, mais comme personne ne passe par le même endroit, c’est peut-être subjectif.

Quoi qu’il en soit, la vue est grandiose. Et vous êtes loin de la foule de l’Alpine Crossing. Donc foncez 🙂

 

 

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