Gastro-tour à Sokcho

Pour la deuxième étape de notre petit tour de Corée, on embarque très tôt pour l’est, direction Sokcho.

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À l’origine, nous avions choisi ce point de chute pour sa proximité avec le parc national du Seoraksan. Mais on peut dire que cette étape a été plus « frétillante » que prévu. Si Sokcho tient plus de la cité balnéaire du nord de la France que d’un joli port de pêche de Méditerranée, elle nous a permis de mesurer à quel point les produits de la mer sont précieux pour les coréens. D’ailleurs, notre estomac s’en souviendra longtemps !

SOKCHO, LA CITÉ DE LA PEUR (au ventre)

Il paraît que c’est la honte d’aller à Sokcho sans manger de sashimi. Alors… allons manger des sashimis! En route, on s’arrête quand même devant un ou deux stands du marché pour se mettre en appétit:

PREMIER ROUND : Des curly qui font fumer du nez comme un dragon…

…ça vous tente? Je ne sais pas de combien d’années on a raccourci notre espérance de vie en mangeant de l’azote liquide. Mais on a quand même bien ri.

DEUXIÈME ROUND : Des brochettes de crevettes panées au miel et au piment…

…Yum, elles sont délicieuses ces crevettes! Ah, c’est rigolo, ils n’enlèvent pas la carapace. Mais avec la panure, on le sent à peine. Et puis c’est plutôt drôle la couleur de la chair à l’intérieur! … (doute)… Dis, Seokkyung, y’a la tête là-dedans? Oui? …

Bon, digéré l’épisode des crevettes, on descend pour aller manger ces fameux sashimis. Plusieurs dizaines d’étalages présentent des aquariums où grouillent des créatures vivantes de toutes sortes: poulpes énormes, concombres de mer, gaebuls (개불, poissons-pénis ou Urechis unicinctus pour les ethologues), petits et gros poissons…

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Au centre, des plateformes en parquet et des tables basses.
Seokkyung discute vivement avec une des poissonières, et moi, je ne percute pas que c’est en fait le gros pageot que je regarde affectueusement dans l’aquarium qui est en train d’être négocié….

TROISIÈME ROUND : LES SASHIMIS

On enlève nos chaussures, on grimpe sur la plateforme en bois chauffée et on va s’installer à une table basse. « Imo », la dame du restau, nous ramène une petite dizaines d’assiettes.

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En Corée, on ne mange pas un repas sans les banchans, cette multitude de petits accompagnements à partager. Quelque soit le plat. Ils sont compris dans le prix, et sont à chaque fois différents, mis à part quelques invariants comme le kimchi.

Pour accompagner le poisson, ce sont ici des concombres, de la salade, des œufs de cailles, des piments, des gousses d’ail, des bulots, des sashimis de poulpes, l’éternel kimchi, des algues marinées…

… et ça !
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Ça, c’est du mong-gae. En français sur internet: une outre de mer. Pour le goût, c’est une huître en plus fort, qui reste bien collée entre les dents. Pour la texture, c’est… sans commentaire. On vous laisse goûter pour vous faire une opinion 🙂
Ça, c’est la bête vivante. Sympa, hein?

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Enfin, mon copain le pageot arrive. Il ne nage plus très vite, à vrai dire il est découpé en lamelles de 3 millimètres…

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Mais tout état d’âme mis de côté, le poisson est vraiment délicieux. Le tout avec une feuille de salade et une sauce à base de pâte de soja fermenté, d’ail et d’huile de cézame.

Et comme on ne gâche rien en Corée, qu’allons nous faire avec la tête et les arêtes de ce cher pageot?

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Une bonne soupe de poisson très pimentée, à manger bien chaude avec du riz noir. Elle est tellement chaude que j’arrive à faire cuire mes sashimis en les trempant dedans. Une fois qu’on a cramé sa langue une première fois avec le piment, la soupe est vraiment excellente.

Mais fermons la parenthèse gastronomique, et revenons à nos poissons…

marie-dam

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