Bukhansan, ou le retour des perruches | 북한산국립공원

Avec ses dix millions d’habitants, ses 600 km2 (6 fois Paris), Séoul est monstrueusement… gigantesque. Mais là, au bout de la ligne 1, il y a quelque chose que nous, français de loin, on aurait pas imaginé dans une telle mégalopole… Un parc naturel. Un immense parc naturel, accessible… en metro. LE BUKSANSAN !

Bukhansan

Le Parc Naturel du Bukansan est très fier de figurer dans le Guiness Book des Record, à la page « parc national le plus fréquenté au kilomètre carré », avec ses 5 millions de visiteurs… (un peu moins de la moitié que Disneyland Paris). Ils ont même mis une pancarte à l’entrée pour commémorer ce moment de gloire. Hum, je sais pas si y a de quoi être fier. Quoi qu’il en soit, on a bien failli louper ça à cause de sa réputation (faire une heure de métro pour retrouver la même foule qu’on croise dans les transports un weekend sur les chemins de rando, non merci).

Dimanche 23 avril 2017

On a lutté pour partir très tôt et sauter dans le métro direction la station Mongwolsa, sur la ligne 1. Longue route. Il y a plusieurs accès pour entrer dans le parc, mais on a choisi celui là car il n’y avait pas besoin d’attraper un bus.

Très vite, on voit monter dans le wagon des mecs super équipés, bâtons de marche dans le dos et super-sac-banane multi-bouteilles. On se regarde, on cède à la facilité, on décide de les suivre.

On a retrouvé les perruches !

On sort du métro et on découvre déjà en fond les premiers sommets du parc. Séoul paraît déjà loin… très loin!

On laisse Séoul derrière

De l’autre côté de la route, un étrange village, mélange d’un salon de la gastronomie coréenne et d’une station de ski suisse, avec vente de matériel de rando et alpaguage joyeux… Et plus on monte dans les rues vers le parc, et plus on réalise qu’enfin, on a découvert le point de ravitaillement de couleurs des perruches.

On finit par arriver au pied de ce qui cesse de ressembler à une rue commerçante pour devenir un sentier. Pour le moment, pas grand monde. On est un peu rassuré. On trouve un plan en anglais, et on se rend compte qu’on a plusieurs options.

Le chemin de Mongwolsa

On peut monter tout au sommet mais ça risque de friser la via-ferrata, ou alors grimper quand même via le temple Mangwolsa jusqu’à une crête moins difficile. Ça sera le deuxième choix, puisque j’ai, entre autre, oublié mes chaussures de marche à Séoul et n’ai que mes petites baskets, pas très adaptées à une via-ferrata.

 

Alors c’est parti, on s’engage pour deux petites heures. Le chemin grimpe quand même sec, à travers des sous-bois de pins clairsemés et tordus, et sous les fleurs roses des cerisiers encore en fleurs. Au loin, là-haut, les sommets de granits roses nous font oublié que là, à nos pieds, dort Séoul.

On croise peu de gens pour le moment, et c’est plutôt agréable. Les perruches ont quand même pour la plupart des heures de vol, et on se demande si ici, en Corée, la rando n’est pas réservée aux jeunes retraités pleins de sève.

PETITE EXTENSION D’ITINÉRAIRE

Arrivés de l’autre côté du massif et après avoir pris notre petit « encas » (comme disent les jeunes, justement), on se tâte. On pourrait redescendre directement, ou alors continuer un peu le long de la crête, pour aller en direction du sommet. On se sent encore frais et l’invasion semble ne pas avoir commencé, alors on tente. Et heureusement, car le paysage est tout simplement splendide, et le jaune de la pierre nous fait presque mal aux yeux.

On amorce une longue descente vers la ville, le long d’une des nombreuses rivières qui descendent tranquillement les flans du Bukhansan en façonnant de gigantesques boules de granit.

PIQUE-NIQUE ET CERISIER

Au fur et à mesure, la foule se densifie, et arrivés en bas, on retrouve les perruches du Seoraksan en plein pique-nique géant à l’ombre, beacon à la ceinture et gobelet-mousqueton-en-alu plein de Makgeolli.

L’après-midi est déjà entamée, et arrivés au village, on est morts de faim. Heureusement, le coréen ne néglige jamais le ravitaillement, et on ne sait plus où donner de la tête pour casser la croûte. On opte pour des kimbaps et une bouteille de… on ne sait pas quoi jaune banane, qui s’avère être du Makgeolli un peu plus fort que tout ceux qu’on a testé.

Kimbap – Makgeolli, le repas des champions

Après un petit tour shopping, on replonge dans Séoul, content de notre parenthèse un peu particulière dans cette géante de l’intérieur, qui n’en a plus vraiment l’air quand on la survole du haut de la montagne Bukhan.

EN BREF
Ce parc est splendide. Par contre, on imagine la difficulté de progresser sur de tels chemins quand c’est bondé. Heureusement, on a commencé assez tôt à monter, vers 8h. Mais vers 11h, c’est déjà la course.
Si vous avez besoin de matériel de rando pour votre voyage, surtout si comme nous il s’agit d’une étape dans votre tour du monde, pensez à y faire un tour pour compléter votre attirail. Si on avait lu un article génial comme celui-là avant de partir, on aurait fait le plein de matos (matelas mousse, chaussettes, chaussures, pantalons de rando, etc…).
Ne vous fiez pas non plus à sa proximité avec la ville pour vous dire qu’il s’agit de balade dans un parc. Non. Les chemins sont parfois difficiles, glissants et assez raides, il s’agit d’une vraie et belle randonnée. Donc pensez à de bonnes chaussures, et surtout à beaucoup d’eau, car le sous-bois n’est pas aussi dense que dans nos contrées!
Voilà, vous savez tout, ou presque, pour le reste, on vous invite à aller là-haut sur la montagne. Plaisir assuré!

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