Abécédaire du paradis | cook islands

 

On ne voulait pas faire 20 000 kilomètres sans pousser à l’extrême ouest, dans les îles du Pacifique. Tonga, Samoa, Fidji, Polynésie Française, Inoué, les confettis paradisiaques ne manquent pas. En ce qui nous concerne, on a tranché pour les îles Cook, à 4 heures d’avion seulement d’Auckland.

Les îles cook sont une petite république composée de 15 îles. La principale, Rarotonga, est la plus peuplée et sa ville, Avarua, en est la capitale.
Avant 1965, les îles Cook étaient sous autorité néo-zélandaise, donc tout le monde parle anglais et le maori cook.

Allez, on vous fait l’abécédaire du paradis ?

A comme Aitutaki

Aitutaki est la deuxième île la plus peuplée de l’archipel des Cook Islands et son lagon est considéré comme l’un des plus beau monde. Au bout de 45 minutes de vol depuis Rarotonga, vous découvrez en plein milieu de l’océan une auréole or et bleu curaçao, mouchetée d’une dizaine de petits motus isolés. On a choisi de nous y arrêter une semaine!

Aitutaki vu du ciel

B comme Bungalow

Pour nos dodos, on a misé sur les bungalows. En fait, Rarotonga et Aitutaki ont pléthore de resorts qui propose la totale : piscine à débordement, bungalow sur le lagon et bar avec Tamouré local à l’apéro. Mais comme on a un petit budget et qu’on aime bien faire notre petit trafic, on a choisi de passer par Airbnb.

À Rarotonga, on a donc loué le bungalow de Mama Ina, juste au pied de l’eau, tout au sud de l’île, avec cuisine, grand lit, et surtout super petite terrasse sur le lagon, et kayak à dispo. Le lien ici. Une petite vu du coucher de soleil depuis la terrasse?

coucher_soleil

À Aitutaki, c’est Pira qui nous a accueilli et installé dans son bungalow. Notre bungalow est l’un des deux seul qui a résuscité suite au typhon qui a dévasté l’île en 2010. Mais aujourd’hui, c’est une petite cabane très mignonne à la déco soignée, avec un superbe balcon qui donne sur le lagon, perché au dessus des bananiers, des cocotiers et des arbres à papayes. Et en plus, Pira est une kiteuse ! Le lien ici

Vue du matin :)
Vue du matin 🙂

C comme climat

À Rarotonga, on avait peur d’avoir chaud à n’en pas dormir la nuit. Mais que nenni ! La température était parfaite, avec peu d’humidité. Début octobre, on oscillait entre 25°c et 27°c, avec en permanence un vent tiède pour rafraichir. La nuit, nous dormions sans aucun souci avec seulement un drap.

À Aitutaki par contre, on cuit. Entre 10h et 17h, ça cogne sévère. Il paraît qu’il y a toujours quelques degrés de différence avec Rarotonga, et on les sent !

On pourrait aussi ajouter : C comme Crème Solaire. Si à Raro on avait un beau bronzage cuivré, à Aitutaki on s’est transformé en écrevisses couverts de cloques en quelques heures sur Honey Moon, même avec de l’écran total (qu’on vous conseille d’acheter à Raro ou d’emmener avec vous, car sur Aitutaki, c’est cher et ce sont des mini-pots).

D comme Demoiselles

Les demoiselles sont une des nombreuses espèces de poissons qui viennent tourner autour de vous lorsque vous pataugez dans le lagon à 28 degrès, avec votre masque et votre tuba.

Au niveau de la faille

À Rarotonga, un des meilleurs spots de snorkelling est situé au niveau de la boutique « Chantal concierge » (dédicace à belle-maman), et du magazin Fruits of Rarotonga. C’est juste au sud de l’île, un peu avant Muri village.

E comme Eau non-potable

Alors ne partez pas du principe qu’on peut TOUJOURS BOIRE l’eau du robinet, puisqu’on est ni en Thaïlande, ni au Maroc. Même si ce n’est pas explicitement noté, demandez toujours à une personne du coin si on peut boire l’eau. Dans notre cas, on a bien fait de poser la question car à Aitutaki comme à Raro, tout le monde la fait bouillir d’abord. À bon entendeur…

F comme Fleurs et Fruits

Ce qu’on a trouvé le plus envoutant dans ces îles, outre la couleur de l’eau, c’est l’omniprésence des fleurs. Hibiscus, frangipaniers, grands boucaniers, partout, partout, partout, dans les couronnes de fleurs que portent les femmes, dans les colliers, dans les maisons, au bords des routes, dans les forêts, dans les cimetières, tout est fleuri, tout sent bon, tout est couleurs et parfum.

Parmi les arbres fleuris, des arbres à papaye, des manguiers, de arbres à pain et des bananiers. À 28 ans, c’est la première fois que Marie mange des bananes et des papayes qui n’ont pas fait d’avion 🙂

G comme Gérard le Gecko

Avec leurs pattes à ventouse et leurs gros yeux globuleux, ils sont un peu flippant au début, surtout quand ils courent à 4 au plafond. Mais vite fait, on a commencé à chercher des yeux les Gérard tous les soirs, en espérant qu’ils bouffent un maximum d’insectes pendant la nuit (et en criant le moins possible. Car sisi, ça crie un gecko (un espèce de bruit de crécelle !)

H comme Happy Birthday

En fait, si on est allé aux Îles Cook en octobre, c’était non seulement pour couper en plein milieu de notre séjour en NZ, mais aussi et surtout pour fêter les 30 ans de Dams au soleil !

Au programme, ça a donc été déjeuner sur la plage (Ika Mata et cheese-cake lime coco), plage, snorkelling, et apéro au Shipwreck bar !

On vous résume les adresses qu’on a testé ici

I comme Ika Mata

L’ika Mata est un peu le plat national des îles Cook. Prenez du yellow fin tuna, coupez le en cube, et faites-le mariner une nuit dans le lait de coco, le citron vert. Ajouter de l’oignon rouge, de la tomate et du poivron si vous en avez envie, et dégustez ça ultra frais avec du pays à l’ail et une bière Matutu, les pieds dans le sable. Une merveille, surtout pour un premier repas de trentenaire, hein Dams ?

J comme Jet Star

Pour aller aux îles Cook depuis Auckland, vous avez deux solutions : Air New-Zealand ou Jet-Star, la compagnie low-cost australienne. Nous on a choisi la seconde solution, nettement plus abordable. Pour vous donner une idée, on a payé notre Auckland-Rorotonga $550 chacun aller-retour en prenant nos billets 6 mois à l’avance, et des horaires un peu pourries (départ à 00h15 d’Auckland, arrivée à 4h15 du matin à Rarotonga la veille). Eh oui, il y a 22 heures de décalage horaire en arrière donc cette année on a eu 2 premier octobre et on a sauté le 18!

Pour la liaison Rarotonga-Aitutaki, nous avons pris un avion d’Air Rarotonga (ils sont les seuls à effectuer les vols domestiques), et on a payé $362 chacun. Pas de contrôle de sécurité, donc n’hésitez pas à ramener votre nourriture de Rarotonga à Aitutaki (on a un peu regretté de pas l’avoir fait lorsqu’on a vu combien coûtait l’alimentation à Aitutaki).

K comme KiteSURF

Si on a tranché pour les Îles Cook, c’est aussi en partie parce que Aitutaki est un spot de rêve pour les kiteurs : eau chaude, lagon peu profond et sabloneux, très peu de vagues et un vent constant (presque) toute l’année. Pendant deux jours, on s’est donc levé tôt pour aller avec une école de kite sur Honey Moon, à 20 minutes en bateau de l’île principale. Damien avait son matériel, et Marie a pris des leçons. On vous raconte ça ici !

 

L comme Lagoon tour

L’atoll d’Aitutaki ne compte pas moins de 16 motus (îlots) paradisiaques. On a donc réservé une journée 100% touriste sur un bateau pour aller voir les bénitiers et les poissons. Les détails par ici !

M comme Marché

Îles obligent, la nourriture en supermarché est HYPER chère. Le choix est assez limité, et la plupart des produits sont importés de Nouvelle-Zélande. Le mieux est encore d’aller aux marchés locaux :

À Rarotonga, le marché d’Avarua est génial. Tout les samedis matin, vous pouvez flâner au milieu des stands de BBQ, de fruits et légumes, de viande de chèvres, de poissons, de cd (avec une belle variété française, mix entre Frédéric François et tamouré. Superbe, et en français en plus).

Le marché de Muri réuni tous les deux jours tous les food trucks de l’île. BBQ, poissons, cuisine thai, il y en a pour tout le monde. Et aussi pour les amateurs de glaces.

À Aitutaki, le marché est un peu plus.. intimiste. En fait, chaque matin, les gens du coin déposent dans le hangar du port ce qu’ils ont à vendre… bananes du jardin, papayes, beignets, oignons, parts de pizza, tomates, œufs… vous vous servez comme au supermarché, et vous allez payer au comptoir avec une gentil dame. Facile ! (par contre, vous ne savez pas ce que vous allez trouver en y allant donc oubliez le panier garni pour une recette en particulier, et ne venez pas trop tard)

N comme Nu

Même si la tenue légère est obligatoire pour ne pas se liquéfier sur place, on a pas été jusqu’à honorer la réputation des français de se balader toujours à poil (dixit un tour-du-mondiste canadien qui nous a assurer que tous les français rencontrés au cours de son voyage étaient naturistes). Non, si vous voyez plein de pancartes partout au bord de la route « NU », il s’agit en fait du lait de coco directement à siroter dans la noix (habillé ou non d’ailleurs)!

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P comme Poules

Si on devait vous résumer la faune de îles cook, ça serait : poules, coq, poussins. Les Îles Cook pourraient s’appeler les Îles Coq : aucun poulailler, et des milliers, des millions de poules partout. Sur la route, c’est Chicken Run – vous devez vous arrêter sans arrêt pour laisser passer maman poule et ses poussins, et toute la journée (et la nuit), les coqs font des battles pour savoir celui qui saura le plus casser les bonbons du voisinage sans finir en BBQ.

R comme Rarotonga

Rarotonga est une île volcanique. Au centre, le plus haut sommet atteint prêt de 500 mètres. La plupart des constructions sont sur le littoral, et la montagne est restée quasiment vierge. D’ailleurs, il n’y a qu’un route à Raro, celle qui fait tout le tour de l’île. Raro, c’est un peu un rond point géant !

S comme Scooter

Le plus facile pour se balader sur les îles, c’est encore de louer un scooter. À Raro, il y a énormément de choix pour louer votre pétrolette. Pour notre part, on a loué un scooter chez Mana rental. Le patron est un petit vieux tout fripé qui loue une demi douzaine de scooter dans son garage, pour $20 la journée. Après un petit test autour du jardin (slalom entre le cocotier et le fil à linge), il vous délivre un petit papier à amener à la police station d’Avarua dans la demi-journée.

En échange, vous recevez votre permis de conduire des Cook Islands, pour $20. C’est assez rigolo et ça fait un chouette souvenir à ramener ! Damien avait déjà son permis tamponné pour les motos jusqu’à 125 cm2, il n’a eu qu’à sourire devant l’appareil photo. Si votre permis n’a pas ce tampon, vous devez passer un petit test au commissariat.

T comme Termites

On peut dire que la douane neo-zélandaise est parano avec les animaux et végétaux, mais on a constaté à quel point ils ont raison ! Dans notre bungalow de Raro, on a constaté comme du sable dans plusieurs coins de la maison, autour des meubles, dans les coins des murs… On a alerté la proprio quand on a compris que ces minuscules bêbêtes étaient des termites. Elle nous a expliqué qu’ils avaient commandé du matériel de l’étranger il y avait quelques mois, et que les termites sont arrivées en même temps.

V comme Valise

En octobre aux Îles Cook, on a finalement pas eu besoin de grand chose : deux shorts, deux t-shirt, des tongs et un maillot de bain !

Mais la prochaine fois, on n’oubliera pas nos chaussons de planches à voile, car si les plages sont de sable, il y a beaucoup de coraux dans le lagon, surtout sur Rarotonga, et on a vite fait de se blesser dessus. Il faut, paraît-il, également faire attention aux poissons-pierre (mais si vous marchez dessus, les chaussons ne suffiront pas forcément^^). Pensez aussi à prendre des lycras manches longues et legging si vous comptez faire du kite ou beaucoup de snorkelling (pas pour la température de l’eau, mais pour les coups de soleil !).

W comme Welcome

Le collier de fleurs à la descente de l’avion, ça n’est pas réservé qu’à François Hollande à Tahiti ! À Rarotonga, on a été accueilli à 5 heures du matin par un grand Kia Orana et un inattendu collier de fleurs blanc (des lysiantus)! Frais dans le cou et incroyablement parfumé, c’était juste merveilleux !

À Aitutaki, Pira nous a aussi offert de beaux colliers roses, blancs et jaunes de fleurs de frangipanier.

De façon générale, on a trouvé les Cook Islanders incroyablement gentils, avec toujours le sourire, un signe de la main quand on passe en scooter, ou un bon conseil à donner.

Ou W comme Web

Amis geek, à moins d’être logés dans un resort, vous aurez peut-être un peu de mal à trouver une connexion internet. Aux îles Cook, c’est la compagnie Bluesky qui a le monopole d’internet, et c’est très très cher ! ($25 les 500 Mo). Il y a cepandant des Hotspots sur Rarotonga (beaucoup), et sur Aitutaki (pas beaucoup). Vous pouvez acheter un voucher à la boutique Bluesky, ou à l’aéroport pour le montant de votre choix.

Par exemple dans notre logement à Rarotonga, le wifi était notifié sur l’annonce mais il s’agissait en fait d’un Hotspot payant Bluesky. De ce qu’on a vu, c’est la même chose dans les bars et restau !

Z comme… Z’à bientôt

Les Cook Islands, on reviendra, ça c’est sur !

marie-dam

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