36 heures au paradis | Îles des Pins

6 avril 2016

Encore une fois, notre technique du « Ne s’attendre à rien » a payé. On revient de trois jours à l’Île des Pins, et maintenant, on est certains qu’on ne peut jamais se lasser des îles du Pacifique.

L’Île des Pins est située à 110 km de Nouméa, tout au sud de la grande terre. À notre arrivée en Nouvelle-Calédonie, tout le monde nous l’a décrite comme « ZE île » à faire, avant les îles Loyauté, toutes proches.

A et B comme avion ou bateau

L’île des Pins est située à seulement 110 km de Nouméa. Et pour traverser, vous avez deux solutions:

Le bateau: Le trajet dure 2h30 au départ de Nouméa, et coûte à partir de 10 900 F aller/retour. Seul bémol: il ne fait pas tous les jours la liaison avec Kunié, à raison d’un aller-retour le mercredi, d’un aller le samedi et d’un retour le dimanche. Ça limite quand même les possibilités pour ceux qui sont retraités comme nous. Mais niveau tarif, c’est ce qu’il y a de plus « léger » dans le budget.

L’avion: Le trajet dure moins d’une demi-heure. En s’y prenant à l’avance, ce n’est pas beaucoup plus cher que le bateau, et il y a des départs quotidiennement depuis l’Aéroport Magenta de Nouméa.

En pratique, ça a donné quoi ?

En pesant les prévisions météo, notre programme (si on peut appeler ça un programme) et le fait qu’on a atterrit en pleines vacances scolaires, on se décide à hâter notre départ. On tente de réserver sur le site (très bien fait au passage). Mais après trois ou quatre tentative de paiement en ligne, on abandonne et on choisit de filer à l’aéroport directement pour acheter nos tickets au comptoir.

Le lendemain matin, on commence à faire la queue devant le petit bureau d’Air Calédonie, et visiblement, il n’y a pas qu’avec nous que le site bug. Donc un conseil: prenez de l’avance, et pas faire ça en dernière minute (trois jours avant) comme nous! Résultat, on a payé assez cher nos billets par rapport aux prix dispos sur le site et on aura transpiré peut-être 5 litres chacun dans la file d’attente.

B comme Bagne

Sur l’île, vous pouvez visiter les vestiges du bagne de l’Île des Pins, où se sont succédés près de 3 000 déportés de la commune de Paris à la fin du XVIIIe siècle. Pas de panneaux explicatifs, mais une atmosphère très étrange règne dans ces ruines, envahis de lianes qui lui donne un petit air (vraiment un petit) d’Ankhor Vat. Un petit crochet émouvant.

D comme Débarquement

L’Île des Pins a l’avantage de vous faire sentir seul au monde sur un lagon exceptionnel… jusqu’à ce que débarque le Titanic, version australienne: 500 australiens (et pas les surfeurs de la pub Quicksilver) déferlent sur les plages de Kuto et dans la baie de Kanumera, avec couronnes tressées sur la tête et la même serviette de plage. Sur la plage, les locaux ont préparé des stands de dégustation de bugnas gratuits (plats traditionnels)… mais seulement si vous avez la carte de la croisière!

J comme Saint-Joseph

Sur nos vélos, on a filé jusqu’à Vao, le village principal de l’île. On a laissé sur notre droite les grandes halles du marché et on a filé vers la mer, pour voir la baie Saint-Joseph et son petit mémorial qui commémore la toute première messe célébrée sur l’île. Tout autour, les totems sculptés par tous les clans de l’île. Ça valait bien le coup de suer un peu, non?

K comme Kuto et Kanumera

Quand on a vu la baie de Kuto depuis la navette de l’aéroport, on en a eu presque mal aux yeux. Le sable est blanc neige, et seules les énormes vagues qui déferlent sur la plage créent une limite claire entre l’eau et le sable. Kuto est aussi appelée Baie des Rouleaux (Marie a bu deux fois la tasse et perdu son maillot, mais ça, c’est une autre histoire)

À quelques dizaines de mètres de Kuto, c’est la baie de Kanumera. Et là, seconde grande claque. La baie est à couper le souffle. Au centre, un énorme rocher trône. Mais interdiction de monter dessus, c’est tabou pour les habitants de l’île.

P comme puces de chiens

On craignait les moustiques, ce sont finalement les puces de chiens qui nous auront pourris notre séjour! On vous racontera ça ici!

U comme Unesco

Une grande partie du lagon de la Nouvelle-Calédonie est protégée et classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. L’Île des Pins est située en plein dans la zone sud, et un projet est en cours pour créer une zone protégée qui couvre le couloir de migration des baleines, de la Nouvelle-Calédonie à la Polynésie.

s comme Safari marin

À l’unanimité des zoreilles* qu’on a rencontré, il faut absolument faire le Safari marin avec Mana Nautique. Leur site est extrêmement bien fait (et marche, lui). On a donc réservé en ligne pour notre deuxième journée sur l’île.

Voilà ce que ça a donné

T comme transports

Nos copains avaient loué un scooter, et pour avoir fait la même chose (et grandement apprécié) aux Îles Cook, le choix était tout vu. MAIS impossible de joindre le loueur de deux-roues. On s’est acharné jusqu’à notre arrivée sur l’île. Heureusement, la plupart des gîtes et hôtel sur l’île ont leur propre service de location de véhicule, ou si ils n’en ont pas, ils peuvent vous en trouver un. Par contre, ça sera la voiture, ou les vélos. Et l’île est…grande, donc même si vous aimez marcher, il ne vaut mieux pas compter sur vos pieds pour voir l’essentiel.

N comme Nataïwatch

On est venu en Nouvelle-Calédonie avec notre belle tente KiwiCamping que vous commencez à bien connaître. Et d’ailleurs, c’est très facile de camper ici, même sur l’île des Pins. Pas mal de gîte propose un petit coin de terrain pour planter sa tente. Et en période de vacances scolaires, autant vous dire que les bungalows sont déjà pris d’assaut. Suite aux conseils des copains, on a réservé un emplacement au Gîte Nataïwatch, pour son emplacement idéal, au fond de la baie de Kanumera.

Ce gîte est en fait un petit centre de vacances, avec un accueil, un restaurant, un système de navette aéroport et touristique, un camping, et des bungalows en faré (toiture traditionnelle kanak).

On y a passé un très bon séjour, l’accès à la plage est génial, et on mange très bien au restaurant (pensez à réserver le matin si vous voulez manger au soir). Faites juste gaffe aux chiens errants, ou plutôt à leurs puces !

Vous pourrez louer des vélos ou des voitures sur place.

Pour voir leur site, cliquez ici!

O comme la piscine naturelle d’Oro

Apparemment, c’est LE spot à pas rater à l’île des Pins, et en Nouvelle-Calédonie de manière générale. On vous raconte ici!

S comme supermarché

Aux îles Cook, et spécialement sur Aitutaki, on avait regretté de ne pas avoir amené un peu de nourriture (peu de choix dans les épiceries, et surtout à des prix exorbitants). Pour éviter les mauvaises surprises, on a donc fait un plein de courses à Nouméa. (Accessoirement, on a pas pris notre réchaud à gaz, et grosse erreur, parce qu’une fois sur place, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de cuisine à Nataïwatch.)

Cela dit, il existe quelques magasins d’alimentation sur l’île, et on a trouvé les prix élevés mais pas déments. On est tout de même sur une petite île!

V comme Vol annulé

Notre vol a été annulé pour retourner à Nouméa (parce que la météo était mauvaise… à Nouméa). Mais AirCalédonie est cool, on a eu un jus de banane gratuit 🙂

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